Shaddow report: discrimination against Eritrean asylum seekers is racially motivated.

CSDM condemns Switzerland’s discriminatory pratices vis-à-vis Eritrean asylum seekers before the UN Committee on the Elimination of Racial Discrimination (CERD)

Switzerland’s lack of progress since the CERD Committee’s Concluding Observations of 2014 is striking. Of particular concern is the situation of Eritrean asylum seekers which has worsened dramatically in the wake of the Swiss migration authorities’ radical change of practice in 2017 – 2019. As we explain in our alternative report, this change of practice targets specifically Eritrean asylum seekers denying them protection from non-refoulement for which they qualify under international law. Further, Eritrean nationals who are already legally residing in Switzerland have their residence authorization withdrawn, leaving them in legal limbo since expulsions to Eritrea cannot be executed.

The aim of this shadow report is to highlight the above practice which is driven by racial discrimination and which ultimately exposes the persons concerned to the risk of torture, inhuman and degrading treatment or forced labor in Eritrea or a life without a recognized immigration status in Switzerland depriving them of their human dignity.

Read our shaddow report here.

Study by Prof. Maiani on family unity in Dublin Regulation proceedings now available in French, German and Italian.

The Protection of Family Unity in Dublin Procedures: Towards a Protection-Oriented Implementation Practice, CSDM October 2019, discusses the protection of family unity in proceedings arising under the Dublin III Regulation against the backdrop of the Swiss authorities’ practice. The analysis is relevant to any national administration applying the regulation and provides important guidance for European legal practitioners representing asylum seekers.

For translated versions: français, Deutsche, italiano.

Cas de B.B.

L’affaire porte sur le regroupement familial d’un ressortissant yéménite de plus de 50 ans ans avec admission provisoire. Il vit depuis une dizaine d’années en Suisse et a des problèmes de santé physiques et psychiques graves invalidants. Il souffre énormément de la séparation de sa femme et ses quatre enfants qu’il a dû laisser au Yémen, pays qui est en guerre civile. Vu qu’il n’est pas en mesure de trouver un emploi, en raison de sa mauvaise santé et son âge, il ne remplit pas la condition de l’indépendance financière pour faire venir sa famille en Suisse. Il se sent coupable de ne pas réussir à les protéger des dangers de la guerre. Nous invoquons que les circonstances particulières du cas d’espèce doivent être pis en compte dans l’examen de la demande et demandons une application de la loi suisse en conformité avec le droit international. La demande de regroupement familial est actuellement en cours et nous sommes en attente d’une décision du SEM. 

Cas de A.A.

L’affaire concerne un réfugié syrien qui a obtenu le statut de l’asile. Juste avant venir en Suisse avec le programme de relocalisation du HCR, il s’est marié au Liban avec sa fiancé, également ressortissante syrienne. Vu que le couple n’est pas considéré, selon la jurisprudence suisse d’avoir été séparé par la fuite, le regroupement familial est soumis aux conditions de la LEI. Un obstacle principal pour le regroupement familial est la condition de l’indépendance financière que le requérant ne remplit pas, car il est partiellement invalide dû aux blessures de guerre à sa jambe. Il a fait de nombreuses recherches de travail qu’il a documenté. En raison de son handicap à la jambe, les possibilités de travail sont très limitées pour une personne dont diplôme étranger n’est pas reconnu. Nous défendons le requérant en faisant valoir l’interdiction de la discrimination des personnes avec handicap. La demande de regroupement familial est actuellement en cours devant le canton de St Gall.